L’Origine de l’Immonde

L’Origine de l’Immonde


peintures, sculptures et vidéo de Gilles Touyard


Exposition du jeudi 13 mars au mercredi 30 avril 2014


Inauguration le jeudi 13 mars 2014 à partir de 16h


La suite de cette exposition est présentée aux mêmes dates à la Galerie Omnibus, 18 rue de la Bibliothèque à Besançon.
tel. 03 81 50 88 46

Vue de l'exposition "L' Origine de l'Immonde"

Vue de l’exposition « L’ Origine de l’Immonde »


                             











Né en 1956 à Besançon. Il partage son temps de création entre Paris et le Jura.

L’œuvre de Gilles Touyard se caractérise par une expressivité et une physi-qualité du corps de l’artiste, qui prennent  alors forme dans tous types d’art auxquels il s’est imprégné : la peinture, la vidéo, la sculpture, la scénographie, la mise en scène, la chorégraphie, la performance…On comprend alors que tout l’intérêt de l’artiste se porte sur la conjonction matière-énergie et sur la résonance que génère celle-ci dans ses œuvres.

« Peindre des déchets » - Les peintures de Gilles Touyard ne nous cachent plus rien. L’artiste ne cherche en rien à nous présenter la pathologie d’un monde poubelle, mais nous invite davantage à la vision de paysages panoramiques construits dans l’informe et le refoulé. Il renonce au sublime et œuvre à jeter sur sa toile des coups de pinceaux, dont les traces ne doivent laisser place à aucune figuration. Si une forme identifiable advient, cette dernière doit  être aussitôt avortée.

 Le déchet est introduit ici en tant que matière première, et non comme une image spéculative au message écologique. A travers ce travail, « il s’agit bien plutôt d’une volonté de produire un objet, une forme « sans reste », sans « déchet » justement, et qui, bien que l’ensemble paraisse vide de sens, demeure absolument complet dans son genre ». Au final, ces œuvres forment une masse, une masse en voie d’expansion, tendant à l’explosion.

Certaines de ces œuvres ont gardé les reflets métalliques des décharges industrielles, d’autres ont tout du compost végétal verdâtre, et d’autres encore exposent des cosmologies d’amas d’artefacts où la neige parait voiler l’horreur… Cosmologies dans lesquelles où chacun pourra retrouver un dialogue avec l’œuvre de Courbet, particulièrement ses paysages forestiers et ses scènes de chasse.

*La troisième partie de l’exposition se déroulera à la Ferme de Flagey
du jeudi 20 mars au mardi 10 juin 2014



Quelques images en présentation